Terre plate

faut il  désormais que l’on soit extrême

extrêmement au bout du bout

sans plus jamais en voir le bout

n’habitant plus que l’extrémité

de la Terre de toute urgence ,

avant qu’elle ne sombre

comme un vieux navire usé

au milieu de la mer qui tremble

d’avoir tant rêvé en vain.

j’aimais pourtant le bruissement du doute,

l’intime au coeur des foins,

les pas cherchant leur chemin

le doux, le silencieux, l’hésitant,

les peut-être les pourquoi pas

les et sinon , les et si et si,

les frêles interstices d’une pensée humide

se promenant sans complexe

dans la complexité

d’un petit pas léger.

 

 

 

 

 

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